TRUC AVEC BOUNCE
TRUC DE M. MASSICOTTE A. Massicotte, Contrecoeur Je cherchais sur le web si quelqu'un quelque part avait tenté la même expérience que moi, et jusqu'à présent, il semblerait que non. Lors de la journée de l’Assemblée annuelle de l’Association à l’Auberge Arnold le 17 octobre 2009 à Saint-Georges de Beauce, les membres ont participé à une discussion de groupe d’une heure sur l’identification et la critique de trucs horticoles de leur crû ou portés à leur connaissance. Rock Giguère a fait l’inventaire des trucs discutés et y ajoute ses commentaires. Plusieurs de ses propos ont été validés et parfois peaufinés par le docteur Jean-Denis Brisson, notre libraire ainsi que notre spécialiste horticole et botanique. 1. L'huile de Neem Truc proposé : l’huile de Neem, vendu comme un lustrant à feuilles, est un bon insecticide contre les insectes et en plus il protège contre les champignons. Commentaires de Rock : L’huile de Neem est un liquide huileux, obtenu des grains du fruit du margousier (Azadirachta indica). Elle est utilisée depuis 4 500 ans en Inde. Ce produit naturel, complètement biodégradable, s’avère un précieux insecticide pour lutter contre certains insectes en paralysant leur tube digestif. Il est aussi un bactéricide et un fongicide efficace principalement contre le mildiou et la tache noire. On peut mélanger deux cuillerées d’huile de Neem pur et une cuillerée à soupe de savon liquide doux dans quatre litres d’eau pour lutter contre des insectes comme l’araignée rouge. La solution est appliquée à l’aide d’un vaporisateur. Attention, l’huile dégage une odeur désagréable. Ce produit est homologué aux États-Unis depuis une vingtaine d’années. Au Canada, on attend toujours après l’homologation par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada. 2. Le criocère du lis Truc proposé : mettre de la poudre à bulbes deux fois par année pour lutter contre les criocères du lis. Commentaires de Rock : Le criocère du lis (Lilioceris lilii), apparu à Montréal en 1945, est un bel insecte rouge brillant à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession à cause de sa beauté, mais quelle prédateur redoutable !!! Sa descendance peut défigurer nos lis en quelques jours. Certaines personnes réussissent à le neutraliser à chaque année en incorporant au sol de la poudre à bulbes. Cette poudre contient généralement des ingrédients actifs comme du carbaryl (un insecticide) ou du captane (un fongicide), parfois les deux, des produits qui sont très efficaces pour lutter contre les prédateurs et les maladies. La poudre devrait être incorporée au sol dès le printemps et appliquée sur le bulbe si possible car à ce moment le bulbe est tendre et vulnérable. On saupoudre aussi les feuilles émergeantes, en ayant pris soin d’humecter les feuilles avec de l’eau savonneuse avant le traitement. Comme le feuillage des lis est cireux l’eau perlera et augmentera l’efficacité de l’opération. Cette poudre ne «brûlera» pas les feuilles. Le traitement devrait être répété au milieu de l’été ou lorsque des dégâts sont observés. Il est aussi très efficace contre la tache noire et les tenthrèdes du rosier. 3. Le marc de café Truc proposé : pour plusieurs personnes qui étaient présentes le marc de café, ça ne marche pas. Commentaires de Rock : Il faut toujours avoir à l’esprit que certains moyens de prévention et de lutte biologique dans notre jardin n’agissent pas tout de suite et qu’il faut agir plusieurs fois avant d’obtenir de bons résultats. Il faut aussi que ces produits souvent des répulsifs, adhèrent bien à la plante. Par exemple, on peut humecter les feuilles avec de l’eau savonneuse pour permettre une meilleure adhésion ainsi qu’une agglomération suffisante pour masquer l’odeur des lis de façon importante. Voici quelques gestes qui ont permis à certaines personnes d’avoir de bons résultats avec le marc de café séché. Celui-ci doit être déposé sur les feuilles ainsi qu’aux pieds des plantes. On dit qu’il éloigne des insectes comme les pucerons et les fourmis, en créant une barrière olfactive. On doit donc commencer le traitement avant l’attaque car c’est plutôt une technique de prévention qu’une technique de combat. Donc dès que les feuilles sortent au printemps on doit en déposer sur certaines plantes vulnérables comme les criocères du lys et répéter l’opération au moins une fois par semaine. L’efficacité est moins certaine contre les limaces mais déposé sur le tas de compost, le marc de café décourage les ratons laveurs qui n’apprécient pas la poudre sur leur main, et encore plus s’ils ne peuvent les laver. 4. L’appât à limaces et à escargots Safer’s granulaire Truc proposé : le destructeur de limaces et d’escargots de marque Safer’s serait très efficace contre les limaces. Commentaires de Rock : La compagnie Safer® Brand offre une ligne de pesticides qui, habituellement, présente le moins de risques possible pour les utilisateurs, la faune et l’environnement. L’appât à limaces et à escargots Safer’s, un pesticide à impact minimum, peut donc être utilisé lorsque toutes les méthodes de prévention ont échoué. Le produit contient du phosphate de fer, un composé minéral, beaucoup moins toxique que les appâts à base de métaldéhyde. En plus, comme le métaldéhyde moisit facilement, sa période d’efficacité est écourtée par la pluie ou une bonne rosée. Les animaux domestiques, les oiseaux, la faune sauvage et celle du sol ne sont pas incommodés par le phosphate de fer. Après absorption du phosphate de fer, l’appétit des limaces est complètement inhibé et elles en meurent. 5. La lutte contre les limaces avec une solution à base d’ammoniaque Truc proposé : une solution de sept parties d’eau pour une partie d’ammoniaque. Cette dernière doit être achetée au Canadian Tire. Répétez aux sept à dix jours. Commentaires de Rock. L’Académie de Stanislas, une société savante fondée à Nancy en 1750, rapportait déjà en 1846 qu’il n’y avait pas de produit plus délétère contre les limaces que les alcalis (nom générique des bases). L’eau alcalisée avec de l’ammoniaque constitue pour eux le poison le plus énergique qu’elle ait testé. Dans le livre français 50 façons d’assassiner les limaces, on suggère ¼ d’ammoniaque et ¾ d’eau. Lorsqu’on achète un produit, il faut tenir compte de sa concentration. Un produit industriel, que nous sommes plus susceptible d’acheter dans un endroit comme Canadian Tire, est en général plus concentré qu’un produit destiné à un usage domestique. L’ammoniaque est un aussi un bon répulsif contre les moufettes. Il vaut mieux protéger nos yeux et notre nez en exécutant notre recette. 6. Des insecticides à base de piment fort Truc proposé : les insectes montrent de l’aversion pour le piment fort, le poivre de Cayenne et le chili (en fait ce sont tous des synonymes). On peut ajouter du savon de vaisselle pour plus d’efficacité. Commentaires de Rock. Comme écocitoyens, les insecticides à base de piment fort (Capsicum annuum), aussi appelé poivre de cayenne et chili, doivent faire partie maintenant de notre arsenal pour lutter contre les prédateurs. Ces puissants insecticides naturels sont fort utiles pour conserver nos plantes en santé. Le piment fort est même utilisé en agriculture. Les plus pressés saupoudrent directement les insectes ou les parties affectées (comme le faisait et le fait encore ma mère) avec le produit en poudre. Les plus patients mélangent 300 g de piment fort sec à deux litres d’eau. Après un bon brassage pour obtenir un mélange homogène, ils le vaporisent sur les plantes vulnérables. Les plus méthodiques hachent 100 grammes de piment fort qu’ils font reposer pendant une journée dans un litre d’eau et filtrent ensuite la solution obtenue dans du coton à fromage. Ils ajoutent un peu de savon pour faire coller la solution à la plante. On peut aussi ajouter de l’ail ou des oignons pour un meilleur «assaisonnement». Il est à noter que les écureuils détestent aussi le piment. Si vous avez d'autres trucs à nous proposer, envoyer nous un courriel à racote@videotron.ca. |
